des oiseaux imaginaires dans une grappe
et partout des baies brillantes en rideau déchiré
premiers feux dans un paradis fruitier
coquilles nourricières dans un feuillage
et pierres écarlates dans une mer élégante :
voici l’alisier
.............................
un corsage de cailloux liquides
récolte lumineuse de fruits en globules
dans un sang décoré de billes cassantes
c'est le cri des dernières abeilles mêlées de cils
qui vagabondent pommelées de baies
sur cet arbuste mellifère :
voici la symphorine
Nous aimons les puzzles Sindbad
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vendredi 12 septembre 2008
mardi 9 septembre 2008
septembre, début
le chant tortueux des balanins ridés
aux yeux protégés d’une cuirasse ciselée
les cheveux pourpres que des chatons bousculent
des involucres aux allures de papillons
et des coques ailées à la peau de reptile :
voici le noisetier
de l’ambre collée à des plumes craquantes
et une pluie d’ombrelles tranchantes un soir au vent
conifère chantant aux aiguilles grillées
nul labyrinthe dans ses rues aveuglantes
des tiroirs de branches roussies sans distinction :
voici le métaséquoia
aux yeux protégés d’une cuirasse ciselée
les cheveux pourpres que des chatons bousculent
des involucres aux allures de papillons
et des coques ailées à la peau de reptile :
voici le noisetier
de l’ambre collée à des plumes craquantes
et une pluie d’ombrelles tranchantes un soir au vent
conifère chantant aux aiguilles grillées
nul labyrinthe dans ses rues aveuglantes
des tiroirs de branches roussies sans distinction :
voici le métaséquoia
lundi 25 août 2008
août, fin
morceaux de charbon bleu aérien
dans un âtre éthéré
délaissé de ses corneilles
ce sont les débris d’un chapelet agglutinés
mystérieusement
c’est un nœud de mousse aux couleurs trompeuses
un astre pareil à du chardon des champs
cerné de feuilles dorées : voici la myrtille
des filles orangées réunies en perles au milieu d’épines
les seins sensibles au sel des liserons des bois
voyez cette flamme sarmenteuse secouée de mille drageons
voyez ce chaudron de corail à l’odeur d’herbes rôties
où flambent des fruits métalliques : voici le framboisier
dans un âtre éthéré
délaissé de ses corneilles
ce sont les débris d’un chapelet agglutinés
mystérieusement
c’est un nœud de mousse aux couleurs trompeuses
un astre pareil à du chardon des champs
cerné de feuilles dorées : voici la myrtille
des filles orangées réunies en perles au milieu d’épines
les seins sensibles au sel des liserons des bois
voyez cette flamme sarmenteuse secouée de mille drageons
voyez ce chaudron de corail à l’odeur d’herbes rôties
où flambent des fruits métalliques : voici le framboisier
lundi 11 août 2008
août, milieu
des veines de sang sur des vitres grenues
aiguilles nouées à de collantes guimauves
qui sonnent les heures comme des chants
des yeux globuleux comme une promesse
et du soleil grené à peine froid
là où ses fruits illuminent des robes
parcourues de gypse : voici le grenadier
chasse au sorbet coiffé de casseille
deux corbeilles de rosaires touffues et acides
sur un bout de langue tourmentée
des fruits ailés couronnés de mouches impériales
démesurément rondes accrochées à un lustre
de boules de neige au goût plutôt âcre :
voici le cassissier
aiguilles nouées à de collantes guimauves
qui sonnent les heures comme des chants
des yeux globuleux comme une promesse
et du soleil grené à peine froid
là où ses fruits illuminent des robes
parcourues de gypse : voici le grenadier
chasse au sorbet coiffé de casseille
deux corbeilles de rosaires touffues et acides
sur un bout de langue tourmentée
des fruits ailés couronnés de mouches impériales
démesurément rondes accrochées à un lustre
de boules de neige au goût plutôt âcre :
voici le cassissier
vendredi 1 août 2008
août, début
arche violette lumineuse de lilas
orchestre voué à la couleur du velours
une liane métallique accrochée à un chrysomèle
espoir d’une ultime floraison en panicules
c’est une boule qui s’effondre
ignorante des ombres mauves et des tiges lascives :
voici le buddleia
orchestre voué à la couleur du velours
une liane métallique accrochée à un chrysomèle
espoir d’une ultime floraison en panicules
c’est une boule qui s’effondre
ignorante des ombres mauves et des tiges lascives :
voici le buddleia
lundi 21 juillet 2008
juillet, fin
des carillons qui gémissent à l’aube
au flot incessant des capricornes lunaires
pareilles à des aiguilles d’acier mêlées de suie
ou à des hoplites dans une soupe de romarin
et parmi des libellules revêches
voyez ces fleurs
comme des écouvillons : voici la grévillée
un régiment de scolytes aux aguets
une fillette à la robe froissée
derrière un buisson
une large feuille arrondie pour jouet
des roses à entonnoirs serrées le long d’une branche
et en récompense
une floraison sans épines : voici la lavatère
au flot incessant des capricornes lunaires
pareilles à des aiguilles d’acier mêlées de suie
ou à des hoplites dans une soupe de romarin
et parmi des libellules revêches
voyez ces fleurs
comme des écouvillons : voici la grévillée
un régiment de scolytes aux aguets
une fillette à la robe froissée
derrière un buisson
une large feuille arrondie pour jouet
des roses à entonnoirs serrées le long d’une branche
et en récompense
une floraison sans épines : voici la lavatère
jeudi 10 juillet 2008
juillet, milieu
crête d’oiseau au sommeil tourmenté
lamelles de sang coiffées de feu jaune
étamines vertueuses détachées d’un doigt de cristal
comme pour sauver un fruit couleur de phare
à l’abri ses bâtons ornés de limaille de verre :
voici le goyavier du brésil
fines dentelles parées de perles fraîches
timides sanglots dans un calme absolu
danses hardies où se débattent des plumes
c’est une histoire de désir
du vent et des mûres des mers
c’est une chevelure riche de moustiques légers
qui dévoile des gorgones cachées : voici le tamaris
lamelles de sang coiffées de feu jaune
étamines vertueuses détachées d’un doigt de cristal
comme pour sauver un fruit couleur de phare
à l’abri ses bâtons ornés de limaille de verre :
voici le goyavier du brésil
fines dentelles parées de perles fraîches
timides sanglots dans un calme absolu
danses hardies où se débattent des plumes
c’est une histoire de désir
du vent et des mûres des mers
c’est une chevelure riche de moustiques légers
qui dévoile des gorgones cachées : voici le tamaris
mardi 1 juillet 2008
juillet, début
loin des ombrelles de soie
loin des houppettes odorantes
et des bouquets d’étamines aux tabliers des psylles
le ciel se couvre d’une chevelure de pollen
et nonchalantes et emplumées
les griffes sont panachées de soufre : voici l’albizia
des cheveux en guise de feuilles
les yeux lourds couleur de cuivre
au fond d’une boîte de fumée
face à un buisson d’oranges brûlantes
et son ombre de rouille lourde pareille
à une fille de verre de roche : voici le cotinus
loin des houppettes odorantes
et des bouquets d’étamines aux tabliers des psylles
le ciel se couvre d’une chevelure de pollen
et nonchalantes et emplumées
les griffes sont panachées de soufre : voici l’albizia
des cheveux en guise de feuilles
les yeux lourds couleur de cuivre
au fond d’une boîte de fumée
face à un buisson d’oranges brûlantes
et son ombre de rouille lourde pareille
à une fille de verre de roche : voici le cotinus
vendredi 20 juin 2008
juin, fin
sur des cailloux on a semé des chiffons
chiffons de soie à la vie éphémère
mais sans cesse renouvelée
au jardin naissant
taches cramoisies coulant sur une allée
autant de sagesse pour orner un buisson ardent : voici le ciste
enchevêtrement de doigts gourmands
et odorants
éclat de blanc
éclat de crème aromatique
des écailles audacieuses se déchirent sans remords
et le ciel peut attendre : voici la myrte
chiffons de soie à la vie éphémère
mais sans cesse renouvelée
au jardin naissant
taches cramoisies coulant sur une allée
autant de sagesse pour orner un buisson ardent : voici le ciste
enchevêtrement de doigts gourmands
et odorants
éclat de blanc
éclat de crème aromatique
des écailles audacieuses se déchirent sans remords
et le ciel peut attendre : voici la myrte
mardi 10 juin 2008
juin, milieu
un corsaire caché derrière chaque corolle
jaune et nue pour éblouir des yeux vagabonds
dans ces cieux inachevés exagérés d’odeurs découpées
une ressemblance profonde avec des navires hâtifs
vif coloris au feu parfumé et à la cendre violente
nuit immense et fruitée : voici l’azalée pontique
œuvre achevée et herbe enivrante du soir
entre l’été et l’avalanche des liqueurs
des rameaux affolés retournent au bain
des fleurs campanulées recherchent la vie
frémissantes de leur coquetterie
vêtues de flammes et de soleil : voici le philadelphus
jaune et nue pour éblouir des yeux vagabonds
dans ces cieux inachevés exagérés d’odeurs découpées
une ressemblance profonde avec des navires hâtifs
vif coloris au feu parfumé et à la cendre violente
nuit immense et fruitée : voici l’azalée pontique
œuvre achevée et herbe enivrante du soir
entre l’été et l’avalanche des liqueurs
des rameaux affolés retournent au bain
des fleurs campanulées recherchent la vie
frémissantes de leur coquetterie
vêtues de flammes et de soleil : voici le philadelphus
lundi 2 juin 2008
juin, début
de l’ivoire en poudre sur une chevelure persistante
pluie de poivre et de cannelle
brisant le mur de sa seule odeur
parfaite entente du rêve et du sable
pour tromper d’un cri une pendule en miettes : voici le drimys
araignée en pâmoison pour une odeur de camphre
paupière veloutée au goût de fruit salé
tous les oiseaux de glaise grésillent dans ses bois dangereux
devant ce miroir aux moucherons : voici le calycanthe
pluie de poivre et de cannelle
brisant le mur de sa seule odeur
parfaite entente du rêve et du sable
pour tromper d’un cri une pendule en miettes : voici le drimys
araignée en pâmoison pour une odeur de camphre
paupière veloutée au goût de fruit salé
tous les oiseaux de glaise grésillent dans ses bois dangereux
devant ce miroir aux moucherons : voici le calycanthe
jeudi 22 mai 2008
mai, fin
éperon dans un demi-jour où un écho répond à l’intérieur d’une mansarde d’un bleu pur au milieu de la rocaille humifère où roses de verre et mousses s’illuminent : voici le corydalis
chapeau d’étoiles énigmatiques en courbe elliptique sorti d’un moule mécanique entre des fleurs sucrées et une hampe en plâtre d’un papillon violent à la recherche d’une chandelle ornementale : voici le lys queue-de-renard
lundi 12 mai 2008
mai, milieu
tantôt curieuse sur un muret
tantôt coquine sur un tapis
teintée de pourpre
tintant ses clochettes à qui veut bien l'entendre : voici la campanule
léger à l'oreille
élégant dans son élément
mille bruits dans ses fleurs sans cesse identiques
sans cesse désintéressées contrairement aux fritillaires : voici le myosotis
tantôt coquine sur un tapis
teintée de pourpre
tintant ses clochettes à qui veut bien l'entendre : voici la campanule
léger à l'oreille
élégant dans son élément
mille bruits dans ses fleurs sans cesse identiques
sans cesse désintéressées contrairement aux fritillaires : voici le myosotis
samedi 10 mai 2008
mai, début
pluie d'or
grappes suffocantes de citron chaud
alliance rapide d'un chrysope et d'un frelon
lambeaux de peaux à l'odeur d'un lézard à l'aurore : voici le cytise
colorée de sang mauve
pareille à une nymphe transparente ou à une colérique gorgone
capable de grimper à la tête
capable de tordre un bras valide
mais généreuse de parfum capiteux pour celui qui passe à proximité : voici la glycine
grappes suffocantes de citron chaud
alliance rapide d'un chrysope et d'un frelon
lambeaux de peaux à l'odeur d'un lézard à l'aurore : voici le cytise
colorée de sang mauve
pareille à une nymphe transparente ou à une colérique gorgone
capable de grimper à la tête
capable de tordre un bras valide
mais généreuse de parfum capiteux pour celui qui passe à proximité : voici la glycine
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