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mercredi 13 juin 2007

Aix-en-Provence, images

Fontaine d'argent, place des Trois Ormeaux, place des Prêcheurs, place des Quatre Dauphins, boulevard des Poilus, place des Cardeurs, rue d'Arpille, rue de l'Aumone-Vieille, rue Cabassol, rue Courteissade, rue Boulegonrue, rue Finsonius, rue Lisse-des-Cordeliers, rue Papassaudi, traverse du Bras d'or, rue Mistral, avenue Paul Cézanne
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pas de doute
je suis encore
à aix-en-provence
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Voici quelques images d’Aix-en-Provence…j’espère que je n’aurais pas de problème pour "le droit à l’image". Si quelqu’un reconnaît ici ses images et qu’il ne souhaite pas que je les publie sur mon site, alors je les enlève vite fait bien fait. Mais comme elles sont belles ces images, et même dérobées de leur contexte elles respirent la sincérité, la douceur de vivre. Merci.




mardi 12 juin 2007

Aix-en-Provence, couleur

Couleur. La poussière est douce et jaune. Le moment est solennel. La lumière se dissout, s’irise. La paupière s’affole. Devant elle, des champs de coquelicots, de lavandins, de vignes, d’oliviers, de lupins, de sainfoins, de citrons, des rangs d’instruments ébréchés, esseulés, pioches, pelles, faux, serpes.
Par endroits, le spectre explose, s’expose. Splendeur des rayons. Le paysage transpire, repu de mauve, de soufre, de fuschia, de grenat. On reconnaît ici la menthe. Tout tremble. Tout claque. Et soudain, à l’horizon, l’orange et le violet se querellent. Le soir tombe.
Le monde respire. Indolent.
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aux alentours
d’aix-en-provence
en juin
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Aix-en-Provence, chaleur

Chaleur. La première sensation est la chaleur. Les platanes éclaboussent la grand'place de leur reflet. On a beau faire, les couleurs s'installent. La lumière d'abord serrée, se zèbre de plusieurs tons. Puis s'émiette, puis s'éparpille, puis s'insinue jusqu'au fond des poches. Je frissonne.
Des grains se soleil s'amoncellent sur les branches, sur les feuilles nues. Les images se colorent, les parfums craquent : fuschia, arum, anthémis, belladone, violette, parisette. Et puis, sur le bord d'une table, ce verre d'eau. Très frais. L'heure s'arrête.
Le temps s'étire. Insouciant.
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pas de doute,
je suis bien à aix-en-provence
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lundi 11 juin 2007

Boulevard Raspail

belle coquette dans une sapinière
en cette saison où des légions de
sansonnets secouent ta séduisante
chevelure de sépales séraphins

des orages dans tes yeux d’aurore
des chérubins dans ta voix dorée
où d’innocentes abeilles renaissent
sans cesse alourdies de bonheur

et ce papillon sur ton cheveu
ce parfum de steppe sur ton pied
une pétale persane perdue à paris
boulevard raspail un neuf juin

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je ne connais
pas même
ton prénom
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vendredi 8 juin 2007

Pissenlit, chondrille, lampsane et autres plantes sauvages

Voici le pissenlit (Taraxacum officinale) aussi appelé Dent de lion, Dent de chien, Laitue des chiens, Salade de taupe, Florin d'or, Couronne de moine, etc.. C’est une plante vivace de 5 à 30 cm de haut. Les feuilles de couleur vert pâle sont profondément découpées en lobes très irréguliers crochus et pointus. Les tiges contiennent un suc laiteux.
Les fruits sont ovoïdes et un peu épineux au sommet, les graines sont transportées par le vent (c’est ainsi qu’on le reconnaît).

Il pousse dans les prés, champs, bordures des chemins, fossés et tous les lieux frais et humides.
Je voyais des pissenlits partout jusqu’au jour où m’étant aperçu des détails sommes toutes minimes (la forme des feuilles, des tiges, etc.) qu’il existaient d’autres plantes ressemblant au pissenlit. Je me suis documenté et voici ce que j’ai trouvé :

Voici une copie du pissenlit, c’est la lampsane commune (Lapsana communis encore appelée, d’après Wikipédia, d’herbe-aux-mamelles, de poule grasse, de gras de mouton, de grageline ou encore de lamproise) est une plante herbacée annuelle à petites fleurs jaunes assez commune dans les régions tempérées d’Europe.

C’est une plante de 20 cm à parfois de 1 m à tige ramifiée, presque sans poils et à petites fleurs ligulées en panicule. Les feuilles sont de plus en plus simples à mesure qu'elles s'élèvent sur la tige. Les inférieures ont la forme d'une lyre avec un grand lobe terminal.

La chondrille (Chondrilla juncea), est une vivace, elle mesure de 30 à 1,30 m.

La tige glabre à rameaux effilés et étalés est hérissée de poils durs et recourbés dans la partie inférieure. Les feuilles inférieures sont disposées en rosette. Les feuilles supérieures sont étroites et doublement dentées, on peut remarquer des poils hérissés sur la nervure médiane. Les fleurs sont jaunes (comme le pissenlit), elle sont peu nombreuses en petits capitules larges, par groupe de 2 ou 4, placés sur des rameaux très courts. Paraît que les jeunes plantes sont utilisées en salades et sont très appréciées des lapins.

Enfin voici la crépis ou la Crépis capillaris.
On la trouve dans les friches, les talus, les chemins. Plante herbacée de 20 cm à 1 m de hauteur, elle est légèrement velue. La tige dressée ou ascendante, est sillonnée. Les feuilles sont alternes, glabres et luisantes. Les fleurs sont de couleur jaune…

Voilà. C’est vraiment le moment de les identifier (mai-jullet) en se promenant dans les prés, sur le bords des talus, à la lisière des bois, au bords des ruisseaux, partout où les «plantes sauvages» qui poussent naturellement et dont vous pouvez ramasser quelques plantes pour vous préparer une tisane, une soupe, une confiture, ou pour les consommer en salade, crues, nature, ou encore en vinaigrette ou sous forme de condiment (marinée dans le vinaigre) et mélangées à d’autres ingrédients…
Essayez donc la cuisine moderne à base de fleurs et plantes sauvages.

mercredi 6 juin 2007

Armelle au grand coeur

Libre sur un tamarin transparent
Un cerf volant au pas léger
Sur une mer au goût d’amélanche
Cette promesse de la même force

Nulle part des cils de cristal
Nul chant d’un enfant heureux
Aux yeux d’une steppe en feu
Comme un brasier de miroirs

Vêtue d’une mousse d’arbouse
Heureuse sans retenue
Noyée de joie et de lumière mêlées
Où seule son image se reflète

Où seul le rivage se gonfle
Comme un cœur au grand jour

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un jour
à carnac
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mardi 5 juin 2007

La famille, le genre et l’espèce en botanique

Depuis que j’ai visité l’arboretum de la Vallée aux Loups (voir ce billet), je me suis pris à connaître les plantes, les arbres par leur nom latin. C’est assez simple au reste.

C’est Carl von Linné, botaniste suédois du XVIIIe siècle qui est à l’origine d'une méthode de classification des plantes, des végétaux, des animaux et des minéraux qui est encore en usage aujourd'hui.

Dans ce système, par ordre de généralité, viennent d'abord les classes (Linné en a distingué 24) puis les ordres et ensuite les familles, les genres et les espèces.

Par exemple j’avais remarqué que sur le long de la Bièvre près de la coulée verte à Antony, les «platanes» (du latin et au nom grec de l'arbre, platanos, de platus, large, en référence à l'ampleur du houppier) avaient des feuilles d’érable. Après m’être documenté, ce platane est une hybride d'espèce d'arbre de la famille des Platanaceae couramment utilisée comme arbre d'ornement et d'alignement le long des rues. Cette hybride est nommé Platanus x acerifolia. Le nom spécifique, acerifolia, c'est-à-dire à feuille d'érable, fait référence à la ressemblance des feuilles de cette espèce avec celles de l'érable, particulièrement à celles de l'érable plane…donc je m’étais pas trompé…



Cette nomenclature binominale permet de désigner avec précision toutes les espèces animales (exemple Homo sapiens) et végétales (et, plus tard, les minéraux) grâce à une combinaison de deux noms latins (le binôme), qui comprend :
  • un nom de genre au nominatif singulier dont l’initial est toujours une majuscule;
  • une épithète spécifique, qui peut être un adjectif, un nom au génitif ou un attribut, s'accordant avec le genre grammatical (masculin, féminin ou neutre) du nom de genre. Il est écrit entièrement en minuscules) et évoque souvent un trait caractéristique de l'espèce, et peut être formé à partir d'un nom de personne, d'un nom de lieu, etc.
Par exemple dans la famille des Rosacées, nous avons le Néflier Mespilus germanica, le Merisier Prunus avium (avium, en rapport avec les oiseaux qui se nourrissent des fruits du mérisier), le Prunelier Prunus spinosa, le Poirier commun Pyrus communis, etc . c’est relativement facile et grisant à apprendre.

Mais comme tout, Linné avait aussi ses détracteurs, mais ceci est une autre histoire…