Nous aimons les puzzles Sindbad

lundi 8 octobre 2007

À Terrasson-Lavilledieu


crème de noix et fleur rupestre
sourire brûlant et gourmand
mouron rouge récolte d'une nuit
délice d'un temps qui s'éloigne

cherchez son âge
son langage d'alouette
ses mains lustrées d'hermines
son ombre qui s'envole

apparition muette en automne
corolle déchirée qui nourrit son lit
voici l'immensité de la steppe
pour une fillette à la lumière majestueuse

qui résiste
lèvre mouillée
en fermant tous les volets
de ses mains gantées et trempées

…………………..
part de rêve
en dordogne
…………………….

mardi 2 octobre 2007

Ses anglaises


Parmi ses anglaises
Des insectes rouges et silencieux

Et des bijoux de corail indolent
Loin des odeurs des seins laineux

Tranquille dans un bassin de lait
Une nudité constante glacée de rêve

Un regard grand comme un livre
Un geste humide comme le vin

Pour une robe ouverte en été
En elle tout
Est éblouissant

Son odeur de glaise bretonne
Et ses paupières courageuses

………………………
en automne
……………………….

samedi 22 septembre 2007

Retour d’Auray

À l’ombre de ses joues tranquilles
Entre mer et vie enlacées
À elle la jeunesse passionnément
Au seuil d’une tempête de silence

Un espoir vif
Loin des pierres droites
Des plumes impalpables
De son lit chaud

Plus légère qu’une vigne irisée
Sans songer aux caresses lointaines
Des deux saisons passées
D’un frisson à l’autre

Seins et fruits liés
Guirlande de soie et d’orange
Un bain dans la mer morte
Et la vague mûre

Prend la forme de sa mémoire

……………………
d’un bout à l’autre
d’un rêve immobile
……………………

samedi 15 septembre 2007

Sa chemise blanche

Vêtue d’étincelles de cette lueur
Belle et brave au bouquet de lys
Visage oublié et chemise délivrée
Tempes brûlantes à midi

Le vie comme une sève
Mousse et vague ardentes au dessus d’un sein
Nappée d’une herbe glacée
Lissant une chemise découpée

Oubliez les pierres alignées
Son puits infini
Son lit vide
Devant moi cette rivière de bonté

Chaque nuit plus vive
Sans caresses sans dentelles
Sans frisson attendant le plaisir incertain
Nourrie de souvenirs effacés

Là où se trouve une croix
Au bord des paupières
Là où le ciel s’arrête
Au bord de mille icônes

…………………..
enfin
colorées
…………………….

samedi 8 septembre 2007

Armelle à Carnac

Pour un bouquet de lys
Pour un corset de cire
J’ai tendu les doigts sur sa chair
Parsemée de mille pistils

Sur un pied de danse
Entre deux lumières
Éclat de feu à chaque foulée
Promenade sur sa poitrine


Et sur une voix de lait
Entre deux sourires de laurier
Elle brise les séraphins d’une étole
Pour découvrir l’éclat de son auréole


Miettes de joies sur une moisson
D’ariettes oubliées
Une saison comme un livre visible
Une saison comme une encre paisible

Toute cette vague de fraîcheur


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qu’elle m’offre sans partage
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lundi 27 août 2007

Worcester

(la fameuse pelouse anglaise bien entretenue)

Worcester (prononcez aus'ter…c'est vraiment très difficile à prononcer) c'est d'abord la célèbre sauce anglaise (merci à Marianne de me l'avoir signalé ce matin : Marianne, c'est notre stagiaire en archivistique qui m'avait également montré un dossier fort intéresant sur les phrares des Roches-Douvres). Cette célèbre sauce est un peu noire de couleur. Elle est fabriquée à partir d'un mélange d'aromates indiens et elle acquiert un goût extraordinaire entre salé et sucré grâce au vieillissement dans des fûts en bois. Mais la recette exacte de cette sauce n'a jamais été dévoilée par les Anglais parce que, sans doute elle contient aussi du…chanvre, Cannabis sativa.
Comme la plupart des sauces, elle doit contenir, outre des graines du chanvre indien, de l'eau, du vinaigre, du jus de citron, et en plus, du tamarin, du gingembre, des clous de girofle. Cette sauce est délicieuse avec des légumes, des plats de riz, elle est aussi idéale pour des vinaigrettes. Parfois elle porte aussi le nom de sauce Worcestershire.

Mais Worcester c'est aussi une jolie bourgade dans le sud-ouest londonien et comme dans la vie, il ne suffit pas de prévoir, il faut aussi savoir improviser, je me suis retrouvé dans cette ville samedi et dimanche ! C'est que vendredi soir, je rencontre par hasard une sœur d'une ancienne petite amie, et après un échange de banalités elle me demande si je peux (ou si je veux, je sais plus ce qu'elle m'a demandé) l'accompagner à Londres samedi matin (et retour le dimanche dans la soirée) pour déménager la maison qu'elle avait acquise à Worcester, jolie bourgade dans le sud-ouest londonien, un peu l'équivalent de notre Boulogne ou Antony, mais sans toutefois être Chelsea ou Wimbledon, les Neuilly-sur-Seine londoniens.

Worcester n'est pas mal du tout ! 90% du parc immobilier est une maison individuelle avec jardin, et tout ça à 20 minutes de Londres.

J'ai accepté. Le départ était prévu à 4h20 d'Antony, mais elle est venue un peu en retard alors que j'ai poireauté (ou poiroté) dehors (!). Nous avons finalement quitté vers 5 h, direction Calais. On s'engouffre sous la Manche et au bout d'une trentaine de minutes on est en Angleterre et sa campagne. Dépaysement. Il fait déjà très chaud le matin (et dire qu'il faut venir en Angleterre pour avoir l'été !)…ensuite c'est le "move" (c'est ainsi qu'on dit "déménager" en anglais), samedi et dimanche.

De sa maison on aperçoit les jardins des voisins, une merveille ! des jardins aménagés et un gazon hyper bien entretenu. Je remarque des ipomées type volubilis, ce sont des grandes fleurs en entonnoir qui se développent sur des tiges et qui s'enroulent autour d'un support. Elles s'ouvrent le matin et se ferment en soirée. Au reste, notre amie a également des plantes grimpantes dans son jardin. Ces plantes représentent en effet un atout important dans l'aménagement des jardins anglais puisqu'elles offrent un maximum de feuillage et de floraison pour une occupation minimale du sol. De plus leur croissance à la verticale donne du volume au jardin et permet de les présenter sur des arceaux ou des treillis. Elle possède donc un joli jasmin, je pense qu'il s'agit du Jasminum officinalis à cause des fleurs blanches certes moins spectaculaires que les grosses jaunes, mais tout de même extrêmement parfumées en été…

Donc voilà, après une ultime vérification de l'estafette qu'elle avait louée, on prend la direction du tunnel sous la Manche pour être de retour vers minuit. Une petite nuit donc mais une belle balade improvisée.

mardi 21 août 2007

Rue de Bièvre

(Rue de Bièvre, autrefois)

(Rue de Bièvre, aujourd'hui)

Il existe aussi une rue de Bièvre à Antony, cherchez l'erreur à part que celle de Paris n’est plus barrée depuis la mort de Mitterrand. Dans les deux cas, notre Bièvre y coule dorénavant sous la chaussée, c'est donc une rivière souterraine qui arrivait pourtant jusqu'aux actuels Gobelins (13e arrondissement) en passant par les jardins du Museum d'histoire naturelle, comme je l'ai appris en lisant un vieil ouvrage aujourd'hui épuisé, La Bièvre, de Buc à Paris, une promenade d'autrefois par Florence Pizzorni-Itié.

On y apprend plein de choses sur Guyancourt où la Bièvre prend sa source, ainsi que sur toutes les communes traversées par celle-ci dont Jouy-en-Josas (et ses fameuses toiles), Saint-Quentin en Yvelines (là où je vais peut-être m'inscrire pour mon master professionnel d'archivistique), Bièvres évidemment, Igny, Verrières le Buisson, Massy (voir mon ancien billet sur la balade dans ces communes), Antony, Bourg-la-Reine, Arcueil-Cachan (villages séparés en 1922), l’Hay-les-Roses, Gentilly dont plusieurs quartiers furent réunis à Paris en 1859 alors le son territoire jusqu'alors était vraiment très étendu et comprenait le Gentilly actuel mais aussi Glacière, Maison-Blanche, etc. (aujourd'hui ce sont les noms des lignes de métro).


(les bords de la Bièvre, autrefois)


(les bords de la Bièvre, aujourd'hui)


Plus loin, la Bièvre, longue d'une cinquantaine de kilomètres, en pénétrant dans la capitale par la poterne des Peupliers, devient un affluent de la Seine et se jette en amont du pont d’Austerlitz. Mais parce qu'elle fut polluée et souillée pendant plusieurs siècles par les manufactures (établies à Jouy entre autres) et les artisans (les tanneurs, les chamoiseurs entre autres), elle fut couverte entre 1850 et 1912 et mise à l'égout.Il existe aujourd'hui des Amis de la Bièvre qui organisent entre autres une marche de nuit de 50 kilomètres sur le parcours de la Bièvre et qui, d'après leur site http://www.bievre.org/index.htm, avait accueilli 1690 participants lors de la dernière la marche (avril 2007). Leur petit musée virtuel est une merveille !