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Nous aimons les puzzles Sindbad
vendredi 18 avril 2008
jeudi 10 avril 2008
Vanessa

Des doigts pareils à des citrons
Posés sur un lit d’oiseaux de mer
Qu’elle fait rouler sur un chariot de fer
Embaumée comme une douce moisson
Innocente chair aux reflets de lézard
Femme nouvelle oubliée des loups
Statue de sang odorant jetée au puits
Semblable à une roche tendue
Bras nu offert aux rêves immobiles
Céramique et papier mêlés au matin
Aux quatre fils transparents
Moitié de fête moitié d’image
Fardée de cendre et d’un rire d’argile
Pour arrêter midi et le vent fin
Pour arrêter mille instants
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le temps de
se connaître
davantage
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mardi 8 avril 2008
Parfum de Carnac

Des pierres dressées sur leur nid
À perte de vue comme des épis
Des phares sur l'herbe
Des feux dès l'aube trempée
Il y a ce chemin d'ardoise ciselé derrière une clairière
Cette fièvre lointaine partagée à chaque moment
Le fruit d'un diamant aiguisé d'écailles de lézard
Nous avons caressé tant de marées lumineuses
Un instant de notre vie
Un chemin d'agate comme une promesse inconnue
Pour fuir l'écume endormie que tu possèdes
Toujours masquée d'une dentelle de chair
Vive et déshabillée dans ton sommeil
Une pure merveille condamnée
Voyez ses seins promis à un bain de pavot
Voyez sa robe ardente émaillée de plomb
À l'annonce d'un printemps de parfum
Partagé par touffes aux océans troublés
Qu'elle voit naître de son lit
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affamée d'amour
et
parfumée de pierres brûlantes
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lundi 7 avril 2008
La vallée de l’Yvette
(la vallée de l'Yvette sans doute en été, image offerte par Wikipédia)C’est un sentier magnifique de calme et de recueillement que j’ai découvert par hasard ce samedi en soirée. J’avais été invité par Monique qui se produit comme soprano dans l’ensemble vocal Mélisande (une quarantaine de choristes amateurs) créé à Versailles. Habituellement cet ensemble se donne à Versailles ou dans les églises des Yvelines mais par un concours de circonstance inhabituel (sans doute par la présence du chœur Josquin-des-Prés de Villebon dirigé par Jean-Yves Malmasson), il avait été programmé à Palaiseau-Villebon, c’est-à-dire non loin de chez moi. J’avais donc décidé de me rendre à pied d’Antony jusqu’à Massy-Verrières en passant par la coulée verte (environ une demi-heure) puis le train de Massy-Verrières à Palaiseau-Villebon.
Les noms des rues de Palaiseau-Villebon, c’est tout un poème : chemin du Haut-de-Paradis, rue du Grand-Dôme, rue du Moulin-de-la-Planche, chemin de la Grande-Pièce, chemin du Bas-des-Beaumont, chemin de la Fontaine-de-Fer, avenue du Groënland et avenue de l’Oural…mais en arrivant à la salle Jacques-Brel, je me suis aperçu que je n’avais amené ni papiers ni portefeuille et que j’avais tout juste 8 euros en poche (avec lesquels j’avais déjà payé mon train)…je n’avais donc pas assez pour payer le concert qui portait sur les... « Chants du Destin » ! Mon destin était donc de rebrousser chemin. Et c’est là que, par hasard, en prenant la rue du Parc-à-Foulons que je découvre le chemin des Foulons et la Promenade de l’Yvette.
C’est un sentier calme et bucolique que j’ai parcouru rapidement puisque la nuit commençait à tomber. De nombreux canards somnolaient déjà sur une berge tandis que sur l’autre rive un chat guettait une poule d’eau qui profitait encore des dernières lueurs du soleil pour picorer quelques têtards. De nombreux bancs disposés le long du parcours permettent de profiter pleinement des paysages traversés. Longtemps j’ai écouté le bruit de l’eau au bassin de retenue installé au moulin de la Planche et j’ai cru comprendre que l'Yvette est une rivière pas très abondante, mais irrégulière et les bassins ont été aménagés de façon à limiter les conséquences des crues provoquées par des pluies exceptionnelles et surtout en ce moment, par la fonte des neige (quoiqu’il a bien neigé aujourd’hui en région parisienne, un 7 avril !).
La pluie avait gâché toute cette journée de samedi, et c’est seulement en début de soirée qu’elle s’est arrêtée, de même que le vent était tombé. Le fond de l’air était donc, certes un peu frais, mais très pur et rempli de senteurs du printemps. Mais comme la nuit est vite tombée, un peu comme sous les tropiques, j’ai dû rebrousser chemin en me promettant de m’y rendre à nouveau, mais cette fois à vélo et en plein jour !
Merci tout de même chère Monique de cette invitation et rendez-vous une prochaine fois pour « les Chants de l’Espoir » ce coup ci !
jeudi 6 mars 2008
Auray, un matin

Cette ondée dans tes yeux
Parmi tant de feux
Une récolte de rosée
Récolte d'une nuit
Qui fuit au petit matin
Parmi tant de feux
Une récolte de rosée
Récolte d'une nuit
Qui fuit au petit matin
Tendre chair de lavande
Au chevet d’un lit de lande
De pierre, de perle, de plume
Pour ton corps délicat
Fruit de l’aube si parfait
Entre ton regard d’enfant
Entre ton sourire désarmant
Entre cette marée paresseuse
Cette chevelure dans ce drap
Ton corps pour toute une vie
ton corps pour toute ma vie
……………………………….
je désire te voir
te voir naître
tous les matins
……………………………….
lundi 3 mars 2008
À Sainte-Anne-d'Auray

Éclat de joie sur une joue de soie
Tu ris d’être plus belle qu’une perle
Tu ris d’être fête en toute saison
Vivante de feu pleine de chair vive
Ta force c’est ton fruit immaculé
Ta foi crépite dans cette crypte
Où des larmes lacérées de lueurs
Sans douleurs sans couleurs
Traversent des icônes par milliers
Et tu écris avec du vent
De ton sourire de chat
Et le matin revient
Il revient toujours
pour commencer un rêve de jour
……………..
à auray
……………..
mardi 29 janvier 2008
Rue de Prony

Voici une rue qui me rappelle mes années de lycée, nous avions 16/17 ans, je la raccompagnais au boulevard de Courcelles où elle habitait (moi j'étais rue de Sablonville à la limite de Neuilly-sur-Seine) et on passait par cette rue de Prony qui s'ouvre au nord sur le parc Monceau où on allait se promener les samedis. Elle était jolie et sentait toujours le propre. Nous nous sommes perdus de vue depuis fort longtemps maintenant…
Des années plus tard, c'est par hasard que j'ouvre le dossier de carrière de Prony. Il est né à Chamelet (dont une rue porte son nom) dans le Rhône, le 22 juillet 1755, et décède à Asnières le 29 juillet 1839. Gaspard Clair François Marie Riche de Prony, est ingénieur de l'École des Ponts et Chaussées. Son dossier est dans F/14/2304/2, il contient 136 pièces dont un imprimé qui résume tous ses travaux et son parcours professionnel (on lui a également accordé la Légion d'honneur le 5 août 1814, chevalier, d'officier et de commandeur, les dossiers sont en LH/2232/37 et LH/2324/45, il devient ensuite baron et pair de France). On y apprend qu'il développa un mécanisme pour la machine à vapeur appelé frein de Prony destinée à fournir de l'eau aux quartiers de la rive gauche de Paris.
On trouve aussi quelques pièces dans F/14/2153 mais uniquement sur le cadastre dont il devient directeur entre 1791 et 1797 (c'est lui qui en pose les bases de ce cadastre comme moyen d'asseoir l'impôt foncier).
Voilà. Comme quoi une simple plaque de rue et des archives font souvent ressurgir d'agréables souvenirs de fleurette…
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