crête d’oiseau au sommeil tourmenté
lamelles de sang coiffées de feu jaune
étamines vertueuses détachées d’un doigt de cristal
comme pour sauver un fruit couleur de phare
à l’abri ses bâtons ornés de limaille de verre :
voici le goyavier du brésil
fines dentelles parées de perles fraîches
timides sanglots dans un calme absolu
danses hardies où se débattent des plumes
c’est une histoire de désir
du vent et des mûres des mers
c’est une chevelure riche de moustiques légers
qui dévoile des gorgones cachées : voici le tamaris
Nous aimons les puzzles Sindbad
jeudi 10 juillet 2008
mardi 8 juillet 2008
Soucieuse de pierreries tailladées

Avec un sirop de sable
Qui colle
Et un habit qui brûle un jour de suie
Des fruits de plein air
Aux heures féroces
D’un midi
Dans les lianes de son corset
Le temps se bat
Le miel se lustre
Tout un corps disparu
Derrière ce caillou
Il n’y a que neige mûre
Masquée d’une laine molle
Et des mots qui se répètent
En écho dans un faîteau
Harcèlement de lumière
Qui aiguillonne cette envie
Une maîtresse qui bâillonne
Timide coup de fouet
Chaud
Cette resplendissante
Dans un vêtement unique
Ni de mousse ni d’herbes grillées
Ni de tendres insectes
Nue pour un plaisir défendu
………………………
l’art d’agencer
son jardin
………………………..
mardi 1 juillet 2008
juillet, début
loin des ombrelles de soie
loin des houppettes odorantes
et des bouquets d’étamines aux tabliers des psylles
le ciel se couvre d’une chevelure de pollen
et nonchalantes et emplumées
les griffes sont panachées de soufre : voici l’albizia
des cheveux en guise de feuilles
les yeux lourds couleur de cuivre
au fond d’une boîte de fumée
face à un buisson d’oranges brûlantes
et son ombre de rouille lourde pareille
à une fille de verre de roche : voici le cotinus
loin des houppettes odorantes
et des bouquets d’étamines aux tabliers des psylles
le ciel se couvre d’une chevelure de pollen
et nonchalantes et emplumées
les griffes sont panachées de soufre : voici l’albizia
des cheveux en guise de feuilles
les yeux lourds couleur de cuivre
au fond d’une boîte de fumée
face à un buisson d’oranges brûlantes
et son ombre de rouille lourde pareille
à une fille de verre de roche : voici le cotinus
vendredi 20 juin 2008
juin, fin
sur des cailloux on a semé des chiffons
chiffons de soie à la vie éphémère
mais sans cesse renouvelée
au jardin naissant
taches cramoisies coulant sur une allée
autant de sagesse pour orner un buisson ardent : voici le ciste
enchevêtrement de doigts gourmands
et odorants
éclat de blanc
éclat de crème aromatique
des écailles audacieuses se déchirent sans remords
et le ciel peut attendre : voici la myrte
chiffons de soie à la vie éphémère
mais sans cesse renouvelée
au jardin naissant
taches cramoisies coulant sur une allée
autant de sagesse pour orner un buisson ardent : voici le ciste
enchevêtrement de doigts gourmands
et odorants
éclat de blanc
éclat de crème aromatique
des écailles audacieuses se déchirent sans remords
et le ciel peut attendre : voici la myrte
lundi 16 juin 2008
Cueilleuse de sommeil disparu

rivière plate à l’heure des bains invisibles
qui colle aux vitres inutiles
là où la nuit s’infiltre
prisonnière d’une boue embaumée
bec parfait au crépuscule venteux
buste parfait un bref instant
et de grands bavardages
aux fenêtres bousculées de sommeil
à manger des nuages fatigués
d’un pays aux fruits dangereux
où les mots se noient dans du vent
à décrire des murs de bruits
et enfin couverte d’un glu immangeable
elle
pour des bouquets d’érables ardents
là où des moustiques s’ennuient
sur un bras fardé de lin froid
un besoin d’été simple
seulement
vêtue d’un verre clair
d’une hermine à miroir
et d’une bague dominicale
……………………………
retour de voyage
…………………………..
mardi 10 juin 2008
juin, milieu
un corsaire caché derrière chaque corolle
jaune et nue pour éblouir des yeux vagabonds
dans ces cieux inachevés exagérés d’odeurs découpées
une ressemblance profonde avec des navires hâtifs
vif coloris au feu parfumé et à la cendre violente
nuit immense et fruitée : voici l’azalée pontique
œuvre achevée et herbe enivrante du soir
entre l’été et l’avalanche des liqueurs
des rameaux affolés retournent au bain
des fleurs campanulées recherchent la vie
frémissantes de leur coquetterie
vêtues de flammes et de soleil : voici le philadelphus
jaune et nue pour éblouir des yeux vagabonds
dans ces cieux inachevés exagérés d’odeurs découpées
une ressemblance profonde avec des navires hâtifs
vif coloris au feu parfumé et à la cendre violente
nuit immense et fruitée : voici l’azalée pontique
œuvre achevée et herbe enivrante du soir
entre l’été et l’avalanche des liqueurs
des rameaux affolés retournent au bain
des fleurs campanulées recherchent la vie
frémissantes de leur coquetterie
vêtues de flammes et de soleil : voici le philadelphus
lundi 2 juin 2008
juin, début
de l’ivoire en poudre sur une chevelure persistante
pluie de poivre et de cannelle
brisant le mur de sa seule odeur
parfaite entente du rêve et du sable
pour tromper d’un cri une pendule en miettes : voici le drimys
araignée en pâmoison pour une odeur de camphre
paupière veloutée au goût de fruit salé
tous les oiseaux de glaise grésillent dans ses bois dangereux
devant ce miroir aux moucherons : voici le calycanthe
pluie de poivre et de cannelle
brisant le mur de sa seule odeur
parfaite entente du rêve et du sable
pour tromper d’un cri une pendule en miettes : voici le drimys
araignée en pâmoison pour une odeur de camphre
paupière veloutée au goût de fruit salé
tous les oiseaux de glaise grésillent dans ses bois dangereux
devant ce miroir aux moucherons : voici le calycanthe
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