Nous aimons les puzzles Sindbad

mardi 14 octobre 2008

La théorie des lianes sauvages enfin expliquée


Voyez ses yeux ses mystères
Ces fractales sur la pelouse
Le marais les couleurs les cordes
Décolorées
Une première goutte
Interminable
Et ses sourires innombrables
Retrouvés en plein jour
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Univers unique
Un chat brûlant
Et son tricot tout noir
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Ses enfants gelés aux doigts lustrés
Son rubis rouge abandonné
Une chaise une cendre un cheval
Et son rêve intermittent
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Blessure immédiate d’une expression
Approchée
L’oubli d’un espace minuscule et ponctuel
Ses paumes de fraise et d’argile
Violemment délivrées
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Visage multiplié pour un jouet héraldique
Tendresse mutilée et vent de particules
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toutes ses ailes en place
et sa pensée dans la mienne
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christine
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samedi 11 octobre 2008

La poussière fécondante d’un coréopsis à feuilles radicales


feuilles palustres plus nues qu’odorantes
fond d’un chocolat ovoïde qui se gaufre
nous ne secouons que des touffes d’agathées
les yeux aveuglés de gais insectes

voici l’horizon qui s’éclaircit
tu ramènes des bougies sonores
et mille dômes aux images
précieuses

un besoin de hautes murailles
bouche déflorée et ivresse démesurée
sève au cou et serin
à la main

la chaleur intérieure dérègle une auréole
un premier cantique nocturne en équilibre
un parc limpide pour rêver sans pudeur
à un torse unique le sein délivré

l’eau abstraite qui gagne ton ventre
en une nuit toute la peau tourmentée
les plaintes les regards les frissons

tes pas dans le bruit des poussières
décor et des chairs
alourdis d’un seul désir

celui

de te contempler à l’infini
au matin pour les algues que tu portes
au soir pour les couronnes que tu ôtes

toute l’odeur du monde dès l’aurore
et le souvenir de ta poitrine tranquille
la présence de verveine sur un front sage
cou gelé pour des libellules errantes

un fragile bouquet de coréopsis
dans une couveuse
et je ne m’échapperai jamais
de ton visage digne

de ton corps désirable
que tu caches indéfiniment

………………………..
désespérément
………………………

mardi 7 octobre 2008

Effrayants cosaques dans une datcha partiellement hypothéquée

coupoles dorées et collines glacées
le silence des alphabets du premier jour
un mont aux moineaux empoisonnés
en rang de perles dans un œuf négligé

bocaux d’amandes marinées
et bouleaux nourris de chant
liturgique

tout ton visage vaporeux
qui se retire
un souvenir d’une relique
sauvée d’une pieuse
cité

sereine apaisée saillante
comme une prisonnière aux cheveux métalliques
couvre-toi de cendres impalpables

oiseau insensibilisé
gorgé de racines aromatiques
enlacées aux piliers enluminés de saints

voici une place rouge constellée de cônes visionnaires
ta chair douce qui manque
ton bracelet de roseaux qui manque

tu revêts enfin un cristal interminable

rue gorki
rue arbat

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révolution
d’octobre
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samedi 20 septembre 2008

Insecte crispé à prendre avec une petite pince


Lecture dispersée autour d’un astre utile
Tu découvres un sang abandonné
Dans ta maison préparée d’aster ignorées

Murs déchirés et pluie hésitante
Tes doigts en corymbe récompensés
Tes doigts crispés à un corset pittoresque

Voix amplifiée geste agité
Caprice passager entre deux iris
Impérissables

Des joues seules impénétrables
Une lèvre seule immaculée
Aux heures bénies caressantes

Union opaque ou incertaine
Des phrases solidaires
Des mangeurs de glumes

Ta vie à la saveur d’éther
Folie généreuse rendue aux fauves
Un lait tendre répandu sur du lin

Et des monstres dépliés qui ne brûlent plus

Qu’importe la blancheur de ton cou
Mes désirs s’enferment
Une page qui brûle
Une plaine qui rêve
Et qui fait mûrir un épi

…………..
après-midi
de miel
……………

vendredi 12 septembre 2008

septembre, milieu

des oiseaux imaginaires dans une grappe
et partout des baies brillantes en rideau déchiré

premiers feux dans un paradis fruitier
coquilles nourricières dans un feuillage
et pierres écarlates dans une mer élégante :
voici l’alisier

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un corsage de cailloux liquides
récolte lumineuse de fruits en globules
dans un sang décoré de billes cassantes

c'est le cri des dernières abeilles mêlées de cils
qui vagabondent pommelées de baies
sur cet arbuste mellifère :
voici la symphorine

mardi 9 septembre 2008

septembre, début

le chant tortueux des balanins ridés
aux yeux protégés d’une cuirasse ciselée
les cheveux pourpres que des chatons bousculent
des involucres aux allures de papillons
et des coques ailées à la peau de reptile :
voici le noisetier

de l’ambre collée à des plumes craquantes
et une pluie d’ombrelles tranchantes un soir au vent
conifère chantant aux aiguilles grillées
nul labyrinthe dans ses rues aveuglantes
des tiroirs de branches roussies sans distinction :
voici le métaséquoia

samedi 6 septembre 2008

Une promesse de mousseline de cassis


Légère et couronnée dans une chemise ôtée
Cette précaution à teinter les ipomées
Pour trembler immaculée et rêveuse
Sur un lit d'ansérines ligotées

Des vêtements sacrés pour ne pas blesser
Les orobes pourprés qui disparaissent
Et toi qui règne
Délivrée

Autour d'un cou nouveau
Enfance achevée au mouvement maladroit
Une lointaine source inutile
Entre tes jambes comme un oiseau
Et tous tes doigts tachés de giroflée

Voix vivante qui répète
Des abeilles qui séparent ton lit
Et ta bouche immobile qui dessine
Des amarantes d'argile gelée

Sortir d'un songe

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pour une
perspective
d'un déjeuner
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(au Dôme du Marais)