morceaux de charbon bleu aérien
dans un âtre éthéré
délaissé de ses corneilles
ce sont les débris d’un chapelet agglutinés
mystérieusement
c’est un nœud de mousse aux couleurs trompeuses
un astre pareil à du chardon des champs
cerné de feuilles dorées : voici la myrtille
des filles orangées réunies en perles au milieu d’épines
les seins sensibles au sel des liserons des bois
voyez cette flamme sarmenteuse secouée de mille drageons
voyez ce chaudron de corail à l’odeur d’herbes rôties
où flambent des fruits métalliques : voici le framboisier
Nous aimons les puzzles Sindbad
lundi 25 août 2008
lundi 11 août 2008
août, milieu
des veines de sang sur des vitres grenues
aiguilles nouées à de collantes guimauves
qui sonnent les heures comme des chants
des yeux globuleux comme une promesse
et du soleil grené à peine froid
là où ses fruits illuminent des robes
parcourues de gypse : voici le grenadier
chasse au sorbet coiffé de casseille
deux corbeilles de rosaires touffues et acides
sur un bout de langue tourmentée
des fruits ailés couronnés de mouches impériales
démesurément rondes accrochées à un lustre
de boules de neige au goût plutôt âcre :
voici le cassissier
aiguilles nouées à de collantes guimauves
qui sonnent les heures comme des chants
des yeux globuleux comme une promesse
et du soleil grené à peine froid
là où ses fruits illuminent des robes
parcourues de gypse : voici le grenadier
chasse au sorbet coiffé de casseille
deux corbeilles de rosaires touffues et acides
sur un bout de langue tourmentée
des fruits ailés couronnés de mouches impériales
démesurément rondes accrochées à un lustre
de boules de neige au goût plutôt âcre :
voici le cassissier
vendredi 8 août 2008
Châtaignier en flamme sur une table en cire

Fileuse de lin mouillé sur une araignée
Par gorgées intelligentes sous les aiguilles
Brûlée de frissons opposés
Qui obscurcissent mes pensées
Dans les boutons de sa couronne
Douloureux mélanges de troupeaux
Et quelques oiseaux égarés
Couverts d'un iris en acier
Buste innocent orné de bois
De bois en croix
Un jardin ouvert sur une hêtraie bouillonnante
Espace en friche brouillé de vin interdit
Des mirages secoués d'insectes appliqués
Qui pourchassent son voile imaginaire
violence d'une voix
………………………
sophie
à l'arboretum
……………………….
vendredi 1 août 2008
août, début
arche violette lumineuse de lilas
orchestre voué à la couleur du velours
une liane métallique accrochée à un chrysomèle
espoir d’une ultime floraison en panicules
c’est une boule qui s’effondre
ignorante des ombres mauves et des tiges lascives :
voici le buddleia
orchestre voué à la couleur du velours
une liane métallique accrochée à un chrysomèle
espoir d’une ultime floraison en panicules
c’est une boule qui s’effondre
ignorante des ombres mauves et des tiges lascives :
voici le buddleia
lundi 21 juillet 2008
juillet, fin
des carillons qui gémissent à l’aube
au flot incessant des capricornes lunaires
pareilles à des aiguilles d’acier mêlées de suie
ou à des hoplites dans une soupe de romarin
et parmi des libellules revêches
voyez ces fleurs
comme des écouvillons : voici la grévillée
un régiment de scolytes aux aguets
une fillette à la robe froissée
derrière un buisson
une large feuille arrondie pour jouet
des roses à entonnoirs serrées le long d’une branche
et en récompense
une floraison sans épines : voici la lavatère
au flot incessant des capricornes lunaires
pareilles à des aiguilles d’acier mêlées de suie
ou à des hoplites dans une soupe de romarin
et parmi des libellules revêches
voyez ces fleurs
comme des écouvillons : voici la grévillée
un régiment de scolytes aux aguets
une fillette à la robe froissée
derrière un buisson
une large feuille arrondie pour jouet
des roses à entonnoirs serrées le long d’une branche
et en récompense
une floraison sans épines : voici la lavatère
mardi 15 juillet 2008
Bruit de son vêtement sur un prunelier

Aux aguets agile et gourmande
Renard et lézard aux doigts
Pose cette goutte de glu
Porte cette gemme rebelle
Roule sous cette pluie roussie
Tu te coiffes d’hirondelles
La peau rassurante
Et tu te laisses chanter
À travers des îles ordinaires
À peine brillantes
Aux couleurs de coton
Autour du cou
Chargée de fumées indispensables
Tout en lissant des araignées frénétiques
Dans un crépuscule décoré
Tout en secouant des images décharnées
Petits chaussons de zinc vibrant
Couverts de mousse glacée
Tu te vêts au matin de riz coloré
Tour à tour impalpable et volatil
……………
anysia
……………..
jeudi 10 juillet 2008
juillet, milieu
crête d’oiseau au sommeil tourmenté
lamelles de sang coiffées de feu jaune
étamines vertueuses détachées d’un doigt de cristal
comme pour sauver un fruit couleur de phare
à l’abri ses bâtons ornés de limaille de verre :
voici le goyavier du brésil
fines dentelles parées de perles fraîches
timides sanglots dans un calme absolu
danses hardies où se débattent des plumes
c’est une histoire de désir
du vent et des mûres des mers
c’est une chevelure riche de moustiques légers
qui dévoile des gorgones cachées : voici le tamaris
lamelles de sang coiffées de feu jaune
étamines vertueuses détachées d’un doigt de cristal
comme pour sauver un fruit couleur de phare
à l’abri ses bâtons ornés de limaille de verre :
voici le goyavier du brésil
fines dentelles parées de perles fraîches
timides sanglots dans un calme absolu
danses hardies où se débattent des plumes
c’est une histoire de désir
du vent et des mûres des mers
c’est une chevelure riche de moustiques légers
qui dévoile des gorgones cachées : voici le tamaris
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